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Le Quotidien Jurassien, 14 mars 2011, Yvette Knoerle

Ils sont jeunes, affreusement doués, terriblement engagés, solidement convaincus et convaincants. Percussion et musique contemporaine sont leur base de combat et d'enthousiasme. Julien Annoni et Olivier Membrez forment le noyau d'une croisade. Gare à ceux qui s'accrochent aux basques de Mozart. Ils veulent faire connaître notre musique, celle de notre temps et ce qu'elle a d'invnovateur, par exemple la percussion. USINESONORE est leur création: une biennale de la musique contemporaine à Malleray Bévilard.


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Le titre du programme était "Folk Music - Folk Songs" et servi par une douzaine de musiciens talentueux. Percussion, violon, alto, violoncelle, flûte, harpe, chant, et sifflets, et tambours, et vièle.


Peu de public pour ce concert remarquable. Peur d'être choqué ? Mais un choc peut ouvrir des horizons. Et ceux-ci ne sont ni inaccessibles, ni audibles. On peut même continuer à aimer Mozart...


Le Journal du Jura, 22 mars 2011, Antoine Leroy

En guise d'évasion printanière, L'Ensemble USINESONORE vient de tourner un concert de musique contemporaine à Delémont, La Chaux-de-Fonds et Bienne. Axé sur le thème de la musique et de la chanson folklorique remises aux goûts du jour, le programme conviait trois compositeurs majeurs du XXe siècle. (...) le concert pouvait débuter avec le plus génialement farfelu des faiseurs de musique, le roumon/hongrois/autrichien György Ligeti, dont sept vignettes sonores ont été chantées par Jeannine Hirzel. Soutenue par quatre percussionnistes aux fours et aux moulins, Julien Annoni, Olivier Membrez, Serge Vuillet et Alex Wäber, la mezzo-soprano à travers plusieurs univers poétiques. Réunis sous le titre "sippal, dobbal, nadihegeduvel" ces morceaux se sont avérés troublants de fragilité, nimbés de mysticisme, quand il n'étaient pas carrément envoyés dans les tympans avec l'appui de marimba terrestres, d'harmonicas nuageuses et d'ocarinas spatiales. Puis un quintet composé de Sakura Kindynis (flûte), Manon Pierrehumbert (harpe), Aurélie Matthey (violon), Priscille Oehninger (alto) et Christian Hieronymi (violoncelle) a pris le relais pour jouer trois mouvements du Quinteto Instrumental" du brésilien Heitor Villa-Lobos. La brise fraîche du Nouveau-Monde a soufflé, virevoltant aux confins des terres et des mers, comme le bruit des rêves juste avant le réveil. Enfin, 11 chansons populaires magnifiqes par l'italien Luciano Berio ont été offertes à l'auditoire. Le clarinettiste Antoine Joly rejoignait un ensemble comprenant flûte, harpe, alto, percussions et qui allié à la voix magique de la soprano Clara Meloni, s'est baladé à travers un répertoire remettant au centre les sentiments précieux, comme une patine de sons anciens polie avec le langage d'aujourd'hui. Cette USINE sonne décidément vraiment bien !